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| Le CENTRE
DE TRI associe des procédés manuels et mécaniques pour extraire la fraction
valorisable des déchets qui y sont acheminés. Les déchets sont ensuite conditionnés
et dirigés vers les filières de valorisation. |
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| Le compostage et la méthanisation sont des procédés biologiques qui s'appliquent à la plupart des déchets organiques, notamment les déchets végétaux, la fraction fermentescible des ordures ménagères ou les boues de station d'épuration. | ||
| • Le compostage est un procédé
de décomposition de la matière organique en présence d'air et sous l'action de
micro-organismes naturellement présents dans les déchets. On obtient un produit
stabilisé et fertilisant utilisable en agriculture : le compost. |
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| • La méthanisation est une décomposition de la matière organique en absence d'air. Elle produit du biogaz (riche en méthane) utilisable comme combustible et un amendement organique utilisable en agriculture selon un plan d'épandage. C'est un processus endothermique qui se déroule en enceinte fermée (appelée digesteur, fermenteur, ou réacteur) généralement calorifugée afin d'y maintenir une température constante. | ||
| • L'épandage est la valorisation de matières organiques non toxiques et non pathogènes qui présentent un intérêt agronomique pour la fertilisation, l'amendement des sols ou un intérêt nutritionnel. Il peut être direct ou se faire après une phase d'hygiénisation et de stabilisation (compostage, traitement à la chaux...). | ||
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L'incinération avec récupération d'énergie |
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| L'incinération
avec récupération d'énergie est la valorisation énergétique la plus répandue,
mais il en existe d'autres types tels que la pyrolyse ou la thermolyse. La méthanisation,
dans le cas d'une valorisation du biogaz peut, elle aussi, être considérée comme
une valorisation énergétique. • L'oxydation hydrothermale Cette technique est destinée à traiter des produits con tenant une importante proportion d'eau. La particularité de ce procédé est qu’il ne nécessite pas l’évaporation de l’eau avant oxydation de la matière organique. • La vitrification La vitrification des déchets consiste à chauffer les déchets à une température telle que la fraction non-combustible du déchet fonde (c’est-à-dire à une température supérieure au point de fusion). Ce liquide est ensuite refroidi. Le refroidissement est généralement brutal, pour donner lieu à un produit s'apparentant à un verre (structure amorphe) dénommé "vitrifiat" |
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| Les opérations de traitement permettent de réduire le potentiel polluant ou le volume des déchets avant stockage. | ||
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• Traitements physico-chimiques
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L'incinération des déchets spéciaux est réalisée dans des
unités spécialisées à haute température avec traitement des fumées et captation
des poussières. Elle concerne la plupart des déchets organiques (solvants, hydrocarbures,
vernis...). Il existe plusieurs filières en fonction des caractéristiques du déchet
et notamment de sa teneur en éléments halogénés. La destruction de ces déchets dans les fours de cimenterie est non polluante du fait des températures de combustion (1450°C), du temps de séjour des gaz de l'ordre de plusieurs secondes, des conditions oxydantes et de la réintroduction des poussières dans le four. |
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| • L'évapo-incinération est un procédé qui allie séparation par évaporation des phases aqueuses et huileuses, oxydation thermique et incinération. Cette méthode est adaptée aux effluents aqueux faiblement chargés notamment pour les fluides usagés de travail des métaux. | ||
| • La stabilisation
permet aux déchets de respecter un certain nombre de critères d'acceptation
en centre de stockage et regroupe plusieurs techniques : la solidification, la
fixation chimique, la fixation physique, l'enrobage ou encapsulation et la vitrification. |
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| Le centre de stockage est un équipement d'élimination des déchets par enfouissement sur le sol ou dans des cavités naturelles ou artificielles du sol sans intention de reprise ultérieure. Il est le maillon final de toute filière de traitement des ordures ménagères et de déchets industriels. | ||
| A COMPTER DU 1ER JUILLET 2002, les centres de stockage ne sont autorisés à accueillir que des déchets ultimes (Cf. Qu'est-ce qu'un déchet ?). | ||
| On distingue différentes catégories de stockage: | ||
| • Le
centre de stockage de classe 3 est destiné à recevoir des déchets
inertes (déblais, gravats,
pavés, tuiles, ciment...). Actuellement, le stockage de classe 3
n'est pas assujetti à la réglementation des Installations
Classées pour la Protection de l'Environnement. Il est soumis
à une autorisation préalable du Préfet de
département dans lequel l'installation est implantée. Les exploitants des installations de stockage de déchets inertes fonctionnant déjà au 16 mars 2006 ont dû déposer leur demande d’autorisation avant le 1er juillet 2007 en vue de leur régularisation. |
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| •
Le centre de stockage de classe 2 est
destiné aux déchets ménagers et assimilés,
aux déchets industriels banals et aux déchets d'amiante
liés. Il dépend du régime des Installations
Classées sous la rubrique 27 "Déchets" et le texte
applicable est l'arrêté ministériel du 9 septembre
1997. Il fixe les exigences en matière de choix du site,
d'aménagement et d'exploitation, ainsi que les conditions
d'admission des déchets. Les déchets interdits sont les
déchets dangereux, les déchets à caractère
radioactif, les déchets d'emballages valorisables, les
résidus liquides, les pneus (à partir de juillet 2002). |
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| •
Le centre de stockage de classe 1 est
destiné aux déchets dangereux. Il est
réglementé par l'arrêté du 30
décembre 2002 relatif au stockage de déchets dangereux.
L'arrêté fixe
des conditions très strictes de choix, d'aménagement et
d'exploitation des sites. Cette installation permet
l'élimination de déchets dangereux par dépôt
ou enfouissement sur ou dans la terre. Il peut également s'agir de sites utilisés pour stocker temporairement des déchets dangereux (avant élimination ou avant valorisation ou traitement). |
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| • L'enfouissement profond est destiné à certains déchets ultimes inacceptables en centre de stockage de surface compte tenu de leur toxicité. Ces déchets sont enfouis dans des cavités souterraines parfaitement isolées des conditions extérieures. Le premier centre d'enfouissement profond français est ouvert depuis 1999 par la société STOCAMINE dans les anciennes mines de potasse de Wittelsheim (68). | ||
| • Le
stockage des déchets radioactifs doit
respecter le principe de confinement de bout en bout afin d'assurer la
protection de l'homme et de l'environnement. La chaîne des
opérations de gestion des déchets radioactifs doit suivre
les règles techniques précises définies par le
Service Central de Sûreté des Installations
Nucléaires (SCSIN), remplacé depuis juin 2008 par le Haut
Comité pour la Transparence et l'Information sur la
Sécurité Nucléaire (HCTISN). Ce Haut comité pouvant :
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