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DECHETS
DES BATEAUX DE PLAISANCE |
| Les bateaux de plaisance hors
d'usage représentent une source de production de
déchets divers, certains pouvant être dangereux (batteries,
huiles). Jusqu'à présent, les bateaux en fin de vie
étaient laissés à l'abandon, brûlés
ou coulés en pleine mer, constituant une pollution biologique
mais également visuelle et un risque pour la faune et la flore
marine. |
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| 5 000 T
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C'est la production annuelle de bateaux de plaisance arrivant en fin de vie (représentant plus de 20 000 bateaux).
En 2010, la Fédération des Industries Nautiques (FIN)
estime cette production à 10 000 T produites et 20 000 T en 2025. |
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Nature
et Origine |
Ces déchets sont constitués par les bateaux de plaisance hors d'usage (BPHU)
On distingue les types de déchets suivants :
• les déchets spéciaux : huiles, solvants usés, filtres à huile, liquides de
frein et de refroidissement, batteries...
• les déchets souillés considérés
comme des déchets toxiques : fûts ayant contenus des produits toxiques, chiffons
imprégnés de matières toxiques, etc.
• les déchets banals : pneus,
pare-chocs, pare-brise, palettes, emballages non souillés...(
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Valorisation |
Le programme BPHU, initié par la
Fédération des Industries Nautiques promeut le
développement d'une filière de
démantèlement labellisée et éco-responsable
des bateaux de plaisance en fin de vie.
Un premier centre de déconstruction devrait voir
le jour en 2006 sur l'agglomération de Caen la Mer et un plan de
développement national prévoit l'implantation d'un
réseau de 6 centres régionaux répartis sur le
littoral français.
Le mode opératoire de déconstruction des BPHU se fera en 6 étapes :
• L’inscription du bateau en BPHU. A ce stade, il
s’agira de vérifier son intégrité globale
avec mise hors eau si nécessaire, de procéder à
son élimination administrative en établissant un
certificat de « désimmatriculation », puis de
l’affecter à un centre régional de
déconstruction propre et sélective et à des
opérateurs agréés en gestion des déchets
dont l'expertise sera reconnue par un label
• Désarmement du bateau (et sa mise en
sécurité) : dématage des mâts et des
haubans, enlèvement/déboulonnage de la quille, lest et
safran, extraction des ensembles non attachés et mobiles
• La dépollution du bateau dont le but est de
récupérer les fluides, de vidanger les divers
réservoirs et d'extraire les produits toxiques ou les
matériaux souillés ou dangereux
• La déconstruction sélective des sous-ensembles
métalliques, du mobilier, des feux, des matériels
électriques...
• La séparation de la coque et du pont, et la dépose
des sous-ensembles et matériaux hors composites. Ces
opérations consistent en une extraction maximale des parties
composites et non composites du bateau. Par tronçonnage,
broyage, affinage et tri, on procède à la
séparation et au reconditionnement des différents
matériaux et sous-produits en vue de leur transfert et
traitement extérieur sur filières classiques de gestion
des déchets.
• La gestion en multi-filières des lots sélectifs.
C’est la phase finale de la déconstruction. Par
multi-filière, on entend recyclage, valorisation
énergétique, traitements spécialisés et
filière de déchets ultimes. Les matériaux
résultant de la déconstruction sont gérés
par des professionnels de la récupération ou de
l’élimination des déchets avec qui des contrats
d’assurance d’agrément et de
traçabilité seront pris
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